Râler quand on n’a pas… espérer quand on veut

Il existe deux énergies que nous utilisons presque tous les jours, souvent sans même nous en rendre compte : râler et espérer.

Quand on n’a pas ce que l’on veut, on râle.
Quand on veut quelque chose, on espère.

Et entre ces deux mouvements, il y a quelque chose que l’on oublie presque toujours : poser une question.

Râler : l’énergie de la contraction

Quelque chose ne se passe pas comme prévu, un imprévu arrive, ou on n’obtient pas la réponse attendue.

Alors l’énergie monte : frustration, agacement, plainte.
On râle, parfois à voix haute, parfois juste dans sa tête… mais on râle quand même.

Énergétiquement, râler est une fermeture.
C’est comme si tout se resserrait : le corps, l’espace, les possibilités.
On résiste à ce qui est là.
On s’accroche à l’idée que « ça devrait être différent ».

Râler peut donner l’impression de se libérer sur le moment.
Comme si ça faisait du bien cinq secondes.
Mais bien souvent, cela fige exactement ce que l’on ne voulait pas.
On nourrit l’énergie du problème au lieu d’ouvrir une porte.

Espérer : l’énergie de l’attente

À l’inverse, quand on désire quelque chose comme une réponse, une opportunité, un changement, beaucoup de personnes utilisent l’espoir et l’attente.

J’espère que ça va marcher.
Pourvu qu’il me rappelle.
Ce serait tellement bien si ça se faisait…

L’espoir paraît positif, il peut l’être.
Mais énergétiquement, c’est souvent une posture d’attente.

On ne choisit pas vraiment, on ne crée pas clairement.
On attend que quelque chose, que quelqu’un ou la vie décide à notre place.

C’est plus doux que de râler… mais ça reste immobile.

Et si on posait une question à la place ?

Râler et espérer semblent opposés.
Pourtant, ils ont un point commun : dans les deux cas, on ne pose pas de question.

On réagit à ce qu’on n’a pas. On attend ce qu’on voudrait avoir. Mais on oublie d’ouvrir et de créer, de choisir.

Une vraie question n’est pas une recherche mentale de solution immédiate. C’est un espace, une ouverture énergétique.
Un petit déplacement intérieur qui dit : il y a peut-être autre chose possible ici.

Par exemple :
Quoi d’autre est possible ?
Comment ça devient encore mieux que ça ?
Que puis-je choisir que je n’ai pas encore envisagé ?

La question ne force rien.
Elle ne subit rien.
Elle invite. Elle met du mouvement. Elle crée.

Qu’est-ce que cela créerait si, chaque fois que vous vous surprenez à râler ou à espérer…
vous posiez simplement une question à la place ?

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